samedi, janvier 30 2010
Par Charlizee le samedi, janvier 30 2010, 13:34 - Non-fiction

Bulletin de Lille, 1916.07 - Anonymous
ute;s (5 fr. le demi litre), préparé par Ch. Decroix, Docteur en pharmacie, 37, rue d'Esquermes, Lille.
Aux Dames de France 37-39 boulev. Carnot Lille Grande maison de deuil et demi-deuil Deuil immédiat actuellement et jusque fin juillet costume réclame dernière création sur mesure 75 fr.
--Fin de saison au Dépôt de Paris, 7 bis, rue du Curé-St-Etienne, 1er étage. Grands rabais sur tous les modèles de la saison en manteaux et costumes tailleur. Deuil en 24 heures. Fournisseur de l'oeuvre du trousseau.
--Moteurs industriels, usine Caloin, r. Kulhmann, 17, Lille, continue faire rapid. trav. et répar. mécaniques.
Le plus grand plaisir que vous puissiez faire à votre parent prisonnier est de lui envoyer votre photographie en lui donnant de vos nouvelles. Adressez-vous à la Photo de la place Ratisbonne, 66, rue Gambetta, qui livre rapidement de superbes cartes postales photographique.
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Par Charlizee le samedi, janvier 30 2010, 13:34

Jean Racine - Jules Lemaître
ve):
C'est la volonté de Dieu qui nous fait vivre... Notre vie ne consiste point dans toutes les choses qui peuvent dépendre de la puissance des hommes et qu'ils peuvent nous ôter, mais seulement dans la volonté de Dieu, et _dans la nôtre, dont nous sommes toujours les maîtres, lorsque, par un effet de sa miséricorde, nous l'avons soumise à celle de Dieu_.
Ainsi, si nous soumettons notre volonté à celle de Dieu, c'est par un effet de la miséricorde de Dieu, c'est-à-dire encore par la volonté de Dieu. Et cependant, nous restons, paraît-il, maîtres de notre volonté. On ne voit pas bien comment: mais cette énigme, c'est le jansénisme même. Accorder tant à la volonté et à l'action de Dieu que l'homme paraît irresponsable, étant, par nature, incapable de mériter; et toutefois trembler devant Dieu comme si l'on était responsable
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Par Charlizee le samedi, janvier 30 2010, 13:34 - Drame

Jules César - William Shakespeare
rc;me année 1607.
Le Jules César a été représenté, corrigé par Dryden et Davenant, sous le titre de Julius Cæsar, with the death of Brutus, imprimé à Londres en 1719.
Le duc de Buckingham a aussi retravaillé cette même tragédie qu'il a séparée en deux parties, la première sous le titre de Julius Cæsar, avec des changements, un prologue et un choeur; la seconde sous le titre de Marcus Brutus, avec un prologue et deux choeurs; toutes deux imprimées en 1722.
JULES CÉSAR
TRAGÉDIE
PERSONNAGES
JULES CÉSAR.
OCTAVE CÉSAR, ) triumvirs MARC-ANTOINE, ) ap. la mort M.EMILIUS LEPIDUS, ) de César.
PUBLIUS, ) POPILIUS LÉNA, ) sénateurs CICERON. )
BRUTUS, ) CASSIUS, ) CASCA, ) TREBONIUS, ) conjurés LIGARIUS, ) contre DECIUS BRUTUS[1] ) Jules
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Par Charlizee le samedi, janvier 30 2010, 13:34 - Fiction

Julia de Trécoeur - Octave Feuillet
c;re qu'elle comprendrait, qu'elle respecterait ma détermination, et qu'elle ne m'en aimerait pas moins, surtout si son beau-père ne lui était pas personnellement antipathique; car vous connaissez la violence de ses sympathies et de ses antipathies...
-- Si je la connais! dit amèrement la baronne. Eh bien, il faut lui donner une liste de ces messieurs, à cette chère petite, et elle fera elle-même ton choix.
-- C'est inutile, ma bonne mère, dit Clodilde. Le choix est fait par la principale intéressée, et je suis certaine qu'il ne serait pas désagréable à Julia.
-- Eh bien, alors, ma mignonne, cela va tout seul!
-- Hélas! non. Je vais vous dire une chose qui me couvre de confusion... Parmi tous les hommes que nous connaissons, le seul que,... le seul qui me plaise enfin, est aussi le seul qui n'ait jamais été amoureux de moi.
-- Alors, c'est un sauvage! ça ne p
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Par Charlizee le samedi, janvier 30 2010, 13:34 - Fiction

La fées des grèves - Paul H. C. Féval
ien fait!
--Tais-toi, cousin, tais-toi! murmura Aubry scandalisé.
Les chevaux, lourdement équipés, hésitaient sur les sables
mouvants de la Sée. Les guides crièrent:
--Au galop! messeigneurs! La cavalcade se lança et franchit
l'obstacle. Méloir était toujours aux côtés d'Aubry de Kergariou.
--Moi, dit-il, j'ai le double de ton âge, mon cousin. On me traite
toujours en jouvenceau, parce que j'aime trop les dés et le vin de
Guienne. Mais demain mes cheveux vont grisonner; je suis sage.
Écoute: pour la dame de mes pensées, je ferais tout, excepté
trahir mon seigneur, voilà ma morale!
--Elle est donc bien belle, ta dame, mon cousin Méloir? demanda
Aubry avec distraction.
Les yeux du porte-étendard brillèrent sous la visière de son
casque.
--C'est la plus belle! répliqua-t-il avec emphase. C'était un
homme de haute taille et de robuste apparence, qui portait comme
il faut sa pesante armure. Sa figure eût été belle sans
l'expression de brutale effronterie qui déparait son regard. Du
reste, il s
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Par Charlizee le samedi, janvier 30 2010, 13:34 - Fiction

La sirène - Gustave Toudouze
arabe gardé par des fusils damasquinés et des
burnous.
--Afrique ou Asie, nous sommes en Orient, répondit Paul, montrant les
premières maisons de la ville; regarde plutôt ces maisons basses et
carrées que l'oeil peut fouiller dans leurs moindres coins: est-ce encore
l'Italie ou bien le Caire? Quel étrange et curieux pays!
--La chaleur est également digne du climat africain!»
Julien s'épongeait le front avec son mouchoir et essayait de s'éventer
en agitant son chapeau.
«On ne respire pas, et je n'ai d'autre désir que de m'étendre à l'ombre,
de boire et de dormir.
--Tibère nous donnera satisfaction.
--Une simple coupe de falerne.
--Pourquoi pas du cécube ou du massique?
--Je préférerais peut-être ce vin de Setia qui pétille dans le verre.
--Bah! mon cher, que nous fait le nom dont l'hôte baptisera son capri
rosso ou son _capri bianco_?
--Tu ne le dédaignais pas à Naples, où on le fabrique.
--Quel parfum peut bien avoir le cru véritable?
--Un bouquet princier.
--Sa
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Par Charlizee le samedi, janvier 30 2010, 13:34 - Essays

Les Contemporains, 7ème Série - Jules Lemaître
mante; mais la vérité, c'est qu'elle perdit la voix à la suite de ses couches, et qu'elle avait alors vingt-trois ans, et non pas vingt.
Elle l'aime bien, son Valmore. Mais les rôles sont intervertis dans cette union, puisque c'est lui qui est le plus jeune (de sept ans), le plus faible et le plus beau. Elle parle de lui comme pourrait faire de sa femme un mari d'actrice, j'entends un mari amoureux. «Il est certain, mon bon ange, que je ne te connais pas de rival au théâtre. Ta chère voix a des physionomies aussi mobiles que ton visage, et, quand elle est dans ses bons jours, je sais qu'il y en a peu d'aussi pénétrantes, car ta prononciation est aussi distinguée que celle de Mlle Mars.» Marceline avait cinquante-six ans quand elle envoyait ces lignes à son mari.--Elle lui écrit, le 3 juillet 1846: «Tu n'es plus là le matin pour me laisser dormir... Dès sept heures, je tend
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Par Charlizee le samedi, janvier 30 2010, 13:34 - Short Story Collection

Oeuvres complètes de lord Byron. Tome 2. - Lord Byron
.--IAGO. Et moi aussi, lieutenant.--Cassio. Oui, mais à votre tour. Le lieutenant doit être sauvé avant l'enseigne.--Ne parlons plus de cela; faisons notre devoir: (disant ses prières)--pardonnez-nous nos offenses!...» (Shakspeare, Othello, acte II, scène 3.)]
20. Je vous le demande à vous, dieux immortels! qu'est-ce que la théogonie? à vous, hommes malheureusement trop mortels! qu'est-ce que la philanthropie? à toi, monde présent et passé! qu'est-ce que la cosmogonie? Quelques-uns m'ont accusé de misanthropie, mais je ne sais pas mieux ce qu'ils veulent dire par-là, que l'acajou qui recouvre mon pupitre. Je conçois bien la lycanthropie, car, sans la moindre métamorphose, et à la plus légère occasion, on voit les hommes devenir des loups,
21. Mais moi, le plus doux, le plus indulgent des hommes; moi qui, comme Moïse ou Mélanchton, n'ai j
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Par Charlizee le samedi, janvier 30 2010, 13:34 - Poésie

Oeuvres complètes de Paul Verlaine, Vol. 1 - Paul Verlaine
ne arme à feu.
Comme l'aile d'une orfraie
Qu'un subit orage effraie,
Par l'air que la neige raie,
Son manteau se soulevant
Claquait au vent,
Et montrait d'un air de gloire
Un torse d'ombre et d'ivoire,
Tandis que dans la nuit noire
Luisaient en des cris stridents
Trente-deux dents.
III
MARINE
L'Océan sonore
Palpite sous l'oeil
De la lune en deuil
Et palpite encore,
Tandis qu'un éclair
Brutal et sinistre
Fend le ciel de bistre
D'un long zigzag clair,
Et que chaque lame,
En bonds convulsifs,
Le long des récifs,
Va, vient, luit et clame,
Et qu'au firmament,
Où l'ouragan erre,
Rugit le tonnerre
Formidablement.
IV
EFFET DE NUIT
La nuit. La pluie. Un ciel blafard que déchiquette
De flèches et de tours à jour la silhouette
D'une ville gothi
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Par Charlizee le samedi, janvier 30 2010, 13:34 - Fiction

Petite Cora - Jules Claretie
ace de la République... Et d'autres. Tant de maisons, tant de places ! Et toutes ces rues, tous ces boulevards ! Il me faisait peur, à présent, Paris. Où étais-je venue, mon Dieu ? Comment trouver Pierre dans ce village qui était un monde ?
J'allais çà et là, je cherchais, j'interrogeais. Et je voyais bien qu'on me prenait pour une pas grand'chose. Au ministère, on me dit : «Avez-vous les noms, prénoms, état de services, de ce Pierre ?»
- Non, je n'avais rien. Je l'appelais Pierre, et je l'aimais, voilà tout ce que je savais. Je m'étais présentée dans les bureaux, à la caserne même, la Nouvelle France on l'appelle ; mais j'y avais été si mal reçue, comme une rôdeuse, une on ne sait pas quoi, que je n'osais plus y retourner... Non, je n'y suis plus retournée... Les épaulettes jaunes, quand je voulais les interroger, dans
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Par Charlizee le samedi, janvier 30 2010, 13:34

Portraits et études; Lettres inédites de Georges Bizet - Georges Bizet
ts, les yeux mi-clos; le maître semble écouter des voix d'en haut lui soufflant ses chants mystiques. Ce qui captivait en lui, c'était non seulement la maîtrise de son enseignement, mais cette bonté d'âme, cet accueil bienveillant qui ne se démentirent jamais dans sa longue carrière du professorat. N'avait-il pas gagné cette affabilité, cette attitude un peu bénissante au contact du milieu ecclésiastique qu'il fréquenta, dans l'atmosphère de l'église sous les arceaux de laquelle il passa de si belles heures? Ne le vous seriez-vous pas figuré revêtu du surplis et de l'étole? N'aurait-il pas, dans les habits sacerdotaux, donné l'illusion du prêtre qui va monter à l'autel? Ce qu'il y a de certain c'est que ses élèves le respectaient à l'égal d'un saint et ont conservé pour lui une vénération touchante. Ils l'appelaient le br
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Par Charlizee le samedi, janvier 30 2010, 13:34 - Fiction

Scènes préhistoriques - J.-H. Rosny
nct de lutte et de calcul. Il songea que, après un tel combat, avide de repos et de nourriture, sans doute le spelaea n'inquiéterait pas sa retraite. Toutefois, il n'en avait aucune certitude, il réécoutait les légendes des vieillards disant, aux soirs de veillée, la haine du grand félin contre les hommes. Rare, en déchéance continue, il semblait avoir l'instinct du rôle des primates dans son extinction, il satisfaisait sa rancune confuse chaque fois qu'il rencontrait quelque individu solitaire.
Ces souvenances rôdant dans le cerveau du veilleur, il songeait lequel, en cas d'attaque, de l'abri ou de la rase savane serait préférable? Si l'un amortissait l'élan de la bête, l'autre rendait plus faciles le jet de la sagaie et les coups de la massue. Il n'eut pas à hésiter longuement: déjà le spelaea écartait les feuillages. L'homme bondit, son choix soudain décid&e
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Par Charlizee le samedi, janvier 30 2010, 13:34

A Selection from the Comedies of Marivaux - Pierre Carlet de Chamblain de Marivaux
aste in this way. Here we find him admitted to the salon of Mme. de Lambert, held in her famous apartments, situated at the corner of the rue Richelieu and the rue Colbert, and now replaced by a portion of the Bibliothèque Nationale. It was a rendezvous of select society on Wednesdays, and particularly of the literary set on Tuesdays, and among its habitués may be mentioned such men as Fontenelle, d'Argenson, Sainte- Aulaire, La Motte, and President Hénault. "It was," says Fontenelle, "with few exceptions, the only house which had preserved itself from the epidemic disease of gambling, the only one in which one met to converse reasonably and even with esprit upon occasion."[18] Its influence was inestimable upon literary questions of the time, and it might be considered almost as the antechamber of the French Academy. The envious dubbed it un bureau d'esprit, and its form of préciosité, lambertinage.
That Mme. de Lambert had a great
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Par Charlizee le samedi, janvier 30 2010, 13:34 - Drame

Sganarelle - Molière (Jean-Baptiste Poquelin)
(bas, à part.)
Si ferai bien, je meure. (4)
(Haut.)
Votre dîner pourtant serait prêt tout à l'heure.
- Lélie -
Tais-toi, je te l'ordonne.
- Gros-René -
Ah ! quel ordre inhumain !
- Lélie -
J'ai de l'inquiétude, et non pas de la faim.
- Gros-René -
Et moi, j'ai de la faim, et de l'inquiétude
De voir qu'un sot amour fait toute votre étude.
- Lélie -
Laisse-moi m'informer de l'objet de mes voeux,
Et, sans m'importuner, va manger si tu veux.
- Gros-René -
Je ne réplique point à ce qu'un maître ordonne.
-----------
SCÈNE VIII. - Lélie.
- Lélie -
Non, non, à trop de peur mon âme s'abandonne :
Le père m'a promis, et la fille a fait voir
Des preuves d'un amour qui soutient mon espoir.
-----------
SCÈNE IX. - Sganarelle, Lélie.
- Sganarelle -
(sans voir Lélie, et tenant dans ses mains le portrait.)
Nous l'avons, et je puis voir à l'aise la trogne
Du malheure
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vendredi, janvier 29 2010
Par Charlizee le vendredi, janvier 29 2010, 13:34 - Fiction

Biribi - Georges Darien (Georges Hippolyte Adrien)
r te le dire: la
semaine dernière, ta cousine a fait dire une messe à ton intention...
pour que vous tourniez bien, Monsieur...
Il se lève, se promène de long en large et s'écrie en roulant au plafond
des yeux de poisson frit:
--Dieu, qui voit le fond des coeurs, l'a sans doute exaucée!
C'est bien possible, mais je ne serais pas fâché de placer un mot.
--Mon oncle...
--Mais, malheureux! tu as donc oublié jusqu'aux lois fondamentales de
la politesse? Tu ne sais donc plus qu'il est inconvenant de couper la
parole aux personnes qui... qui... Tu verras, quand tu seras soldat, si
tu interrompras impunément tes chefs! Ah! tu en as besoin, vois-tu, de
manger de la vache enragée!
Ma tante, qui vient d'entrer avec ma cousine, a surpris ces dernières
paroles. Elle s'approche de moi.
--Tu t'es engagé? Tu vas être soldat? Eh bien! entre nous, mon ami, ça
ne te fera pas de mal de manger de la vache enragée.
--Ça lui fera même beaucoup de bien, appuie ma cousine, avec un petit
air convaincu.
J'es
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Par Charlizee le vendredi, janvier 29 2010, 13:34

A fond de cale - Captain Mayne Reid
eacute;tait presque impossible de la gravir. C'est là que nous attirions les cygnes, qui, du reste, y venaient d'eux-mêmes lorsqu'ils nous voyaient arriver. Nous placions un petit morceau de pain au bout d'une baguette fendue, et tenant cette baguette au-dessus des oiseaux, à la plus grande hauteur possible, nous avions la joie de voir les cygnes allonger leur grand cou, et sauter en l'air de temps en temps pour saisir la bouchée de pain, absolument comme un chien aurait pu le faire.
Un jour, étant arrivé de très-bonne heure sur la bord du petit lac, je n'y trouvai pas mes camarades. J'avais mon petit bateau sous le bras; je le lançai comme d'habitude, et me disposai à le rejoindre sur l'autre rive, au moment où il y aborderait.
C'était à peine s'il y avait un souffle dans l'air, et mon petit sloop marchait avec lenteur; je n'étais donc pas pressé, et je me mis à flâner sur le bord du ba
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Par Charlizee le vendredi, janvier 29 2010, 13:34

Jean-nu-pieds, Vol. I - Albert Delpit
qui croyait que son fils était peu dangereusement blessé.
Le jeune homme resta immobile à cette voix qu'il avait tant aimée.
--Hélas! monsieur, répondit la soeur qui veillait au chevet de l'officier, il ne peut plus nous entendre.
--Il ne peut plus!...
Le vieillard ne comprenait pas encore. Il est de ces vérités auxquelles il est si épouvantable de croire!
--Il dort? demanda-t-il tout bas, comme s'il eût craint d'éveiller le blessé.
Aubin Ploguen avait compris, lui, et pleurait silencieusement.
Au même instant, le jeune homme eut un brusque tressaillement. Il se dressa à demi sur sa couche sanglante, puis il retomba immobile, déjà glacé.
La religieuse fit un long signe de croix, comme pour accompagner d'une prière cette âme que Dieu venait de rappeler à lui.
--Oui, il dort, reprit-elle... pour toujours!
-
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Par Charlizee le vendredi, janvier 29 2010, 13:34 - Fiction

La San-Felice, Tome VI - Alexandre Dumas, père
est.
--Bon! murmura Nelson en respirant, nous avons maintenant cent cinquante lieues de mer devant nous avant de rencontrer la côte.
--Ma chère lady Hamilton, dit une voix, ayez la bonté de me traduire en italien ce que vient de dire milord.
Cette voix était celle du roi, qui, ayant vu sortir Emma, l'avait suivie, et, derrière elle, était monté sur la dunette.
Emma lui donna l'explication des paroles de Nelson.
--Mais, dit le roi, qui n'avait aucune notion de l'art maritime, il me semble que nous n'allons point en Sicile et qu'au contraire le bâtiment, comme disent les marins, a le cap sur la Corse.
Emma transmit à Nelson l'observation du roi.
--Sire, répondit Nelson avec une certaine impatience, nous nous élevons au vent pour courir des bordées, et, si Sa Majesté me fait l'honneur de rester sur la dunette, elle va, dans vingt minutes, nous voir virer de bord et rattraper l
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Par Charlizee le vendredi, janvier 29 2010, 13:34 - Fiction

Le Négrier, Vol. III - Édouard Corbière
rang, pour se donner le plaisir d'étudier leurs habitudes et leur caractère. Aussi, je ne saurais trop conseiller aux passagers de se tenir à distance de l'équipage, et d'imiter la réserve des officiers, qui ne parlent ordinairement à leurs gens que lorsque la nécessité l'exige impérieusement, pour les choses dont l'utilité leur est démontrée.
Les longues privations auxquelles sont assujétis les marins finissent par les soumettre à des règles d'abstinence qui tiennent plus à la coutume encore qu'à la résignation. Ils supportent volontiers la nécessité de ne boire qu'une demi-bouteille d'eau pourrie et de ne manger qu'une demi-livre de biscuit rongé des vers. Les passagers, au bout d'une pénible traversée, se délectent en pensant au jour désiré où ils pourront s'étendre dans un bon lit et se repaître de l
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Par Charlizee le vendredi, janvier 29 2010, 13:34 - Fiction

Le péché de Monsieur Antoine, Tome 2 - George Sand (Amandine Aurore Lucie Dupin)
admirer la richesse et la symétrie de ces terres soumises à toutes les recherches de la civilisation; mais aimer une telle campagne, c'est fort difficile à concevoir. La vraie campagne n'est pas là , elle est au sein des pays un peu négligés et un peu sauvages, là où la culture n'a pas en vue des embellissements mesquins et des limites jalouses, là où les terres se confondent, et où la propriété n'est marquée que par une pierre ou un buisson placés sous la sauvegarde de la bonne foi rustique. C'est là que les chemins destinés seulement aux piétons, aux cavaliers ou aux charrettes offrent mille accidents pittoresques; où les haies abandonnées à leur vigueur naturelle se penchent en guirlandes, se courbent en berceaux, et se parent de ces plant
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